Recensement 2016 : Un Canada de plus en plus multilingue

Vancouver, le 2 août 2017 – Statistique Canada vient de présenter l’évolution linguistique du pays mise en évidence par le dernier recensement. Il semble que le français et l’anglais perdent leur importance par rapport aux langues maternelles non officielles tout en restant des langues de convergence. Le taux de bilinguisme est quant à lui en croissance : nous n’avons jamais été aussi nombreux à parler français au Canada et en Colombie-Britannique.

Cependant, la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) souhaiterait clarifier ces résultats obtenus à l’aide d’une méthodologie qui ne permet pas de déterminer l’ensemble des parlants français. En effet, plus de 15 % des francophones du Canada sont issus de l’immigration et beaucoup d’entre eux sont désignés comme allophones, alors qu’ils utilisent le français au quotidien et s’identifient comme francophones. Il est important de noter que l’allophonie n’est pas une langue en tant que telle : il s’agit de la somme totale des langues autres que les langues officielles.

« Le recensement ne devrait pas se porter uniquement sur les francophones « langue maternelle » mais sur l’ensemble des parlants français, qu’ils soient issus de l’immigration ou des écoles. Le recensement devrait déterminer qui est capable de vivre en français, peu importe leur langue maternelle », a déclaré Mme Padminee Chundunsing, présidente de la FFCB.

Ces chiffres prouvent bel et bien l’importance de revoir les définitions de « francophone » et « francophile », le libellé des questions du recensement et l’importance de services en français appropriés. « Cette croissance, en chiffres, est bien la preuve que la communauté francophone de la Colombie-Britannique mérite une offre plus étendue de services en français », a ajouté la présidente de la FFCB.

Comme mesure de renforcement de cette croissance, il est notamment primordial de développer le continuum en éducation de langue française, de la petite enfance au postsecondaire, comparablement à l’éducation en anglais. Il serait également important d’atteindre la cible nationale de 4,4 % en immigration francophone hors Québec et d’intégrer durablement les nouveaux arrivants dans notre communauté.

Nous encourageons les différents gouvernements à renforcer leur collaboration avec la communauté francophone dans le but d’atteindre ces objectifs.

Cliquez ici pour voir le communique original.

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